Les plages de Tenerife existent en deux couleurs. Le sable propre à l’île est d’un noir volcanique ; les larges plages dorées du sud, elles, ont été aménagées pour le confort. Séjourner à Los Gigantes met les deux à portée de main, plus une troisième catégorie que beaucoup de visiteurs manquent : les piscines naturelles de lave. (Les mentions Pavillon Bleu ci-dessous suivent la liste des labels 2026 ; les pavillons changent chaque année.)
Devant votre porte
La Playa de los Guíos est la crique noire directement sous les falaises, à quelques minutes de la marina : de l’ombre le matin et un décor monumental, même si elle rétrécit à marée haute ; descendez-y à pied plutôt que de chercher une place de parking. La Playa de la Arena, à 20 minutes à pied, offre un sable noir fin et scintillant, avec sauveteurs, douches et cafés en surplomb. Elle est belle, et elle demande de la prudence : le shore break est puissant et les drapeaux rouges fréquents ; nagez selon les conditions.
Playa San Juan, à 15 minutes, est calme, fréquentée par les gens du coin, et figure sur la liste Pavillon Bleu 2026.
Journées de sable doré
À une demi-heure au sud, la Playa de Las Vistas, à Los Cristianos, déroule 850 mètres de sable doré abrité par une digue — l’activité la mieux notée de la ville dans les avis, et la valeur la plus sûre avec de jeunes enfants. La Playa del Duque, à Costa Adeje (Pavillon Bleu 2026, des milliers d’avis), y ajoute parasols, palmiers et raffinement, à des prix en rapport. Sur la pointe est, plus ventée, El Médano et La Tejita constituent l’exception naturelle : du vrai sable doré sous un cône volcanique rouge, des voiles de kitesurf partout. Le vent y souffle presque en continu : superbe pour les ailes, remuant pour les serviettes.
Piscines de lave et rivages sauvages
Les jours vraiment calmes, faites comme les habitants et baignez-vous dans la roche : le Charco Isla Cangrejo sous les falaises de Los Gigantes (uniquement quand il est ouvert : il est condamné pendant les alertes à la houle, à respecter sans exception), le Charco de La Jaquita à Alcalá, ou, si le détour par le nord vous tente, El Caletón à Garachico, des piscines gratuites nées de la coulée de 1706 (surveillées en plein été, fermées par grosse mer). Le photogénique Charco de La Laja, plus à l’est, revient dans les avis comme un favori « beau mais dangereux » : la houle du nord le rend souvent imbaignable ; traitez-le comme un point de vue, sauf océan parfaitement plat. Et pour le spectacle plutôt que le confort, la Playa de Benijo, dans les reliefs de l’Anaga, est la plage la plus sauvage de l’île : sable noir, aiguilles rocheuses, escalier raide, aucun service, et des couchers de soleil qui justifient les deux heures de route.
