Los Gigantes Vacation Rentals

Hiverner à Los Gigantes : le guide du long séjour

Winter sun on the black sand of Playa de la Arena with the Los Gigantes cliffs behind

Il existe une espèce de visiteur que les Canaries accueillent depuis des générations : l’hivernant, qui arrive en novembre et repart quand les amandiers défleurissent. Los Gigantes lui convient particulièrement bien — petit, résidentiel, chaud et tranquille, avec assez de choses à faire pour remplir trois mois sans une seule visite de parc d’attractions. Ce guide couvre le côté pratique d’un séjour d’hiver d’un à six mois, des formalités au haut débit, tel que documenté en juillet 2026.

L’arithmétique du soleil d’hiver

De décembre à mars, cette côte tourne à 21–23 °C le jour, avec des nuits autour de 15 °C, six à sept heures de soleil quotidien et une mer qui ne descend jamais sous 18–19 °C environ. C’est frisquet pour un long bain, mais très correct pour nager, et les centres de plongée travaillent tout l’hiver sans interruption. Les bateaux d’observation des baleines sortent de la marina chaque jour de l’hiver, la saison de randonnée est à son meilleur, et février apporte la floraison des amandiers dans la vallée et le Carnaval dans toute l’île. Une attente à régler correctement : l’hiver est la haute saison des Canaries. Les restaurants restent ouverts, la promenade est animée, et rien ne ferme pour l’intersaison, parce qu’il n’y a pas d’intersaison. L’horloge aide aussi. Les Canaries ont une heure de retard sur la France : une journée de télétravail calée sur les horaires de Paris se termine donc une heure plus tôt à la montre locale, avec encore du soleil devant soi.

Les formalités, vues de France

Pour un citoyen français, la partie administrative est vite réglée : jusqu’à trois mois, il n’y a rien à demander ni à déclarer — une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit, comme partout dans l’Union. Au-delà de trois mois de résidence effective, les citoyens de l’UE qui s’installent en Espagne se présentent en personne pour obtenir le certificat d’enregistrement, avec son numéro NIE ; un hivernage pendant lequel vous conservez votre résidence en France est toutefois une situation différente d’un déménagement, et la limite entre les deux dépend de votre cas — si votre séjour s’allonge, renseignez-vous auprès des administrations concernées. L’Espagne propose bien un visa de nomade numérique, mais il concerne les ressortissants hors UE. Pour un salarié français en télétravail, les points généralement cités sont ailleurs : un accord écrit de l’employeur avant le départ, le certificat A1 demandé via l’URSSAF pour la couverture sociale dans l’UE, et le seuil espagnol des 183 jours au-delà duquel se pose la question de la résidence fiscale — vérifiez avec votre employeur et un fiscaliste.

Travailler face aux falaises

La connectivité a cessé d’être un souci il y a des années : la fibre a atteint Los Gigantes et Puerto de Santiago en 2017–2018, les données officielles de mi-2025 donnent la fibre en classe gigabit à plus de neuf logements sur dix à Tenerife, et la 5G couvre la ville. Savoir si un immeuble précis est raccordé est une autre affaire ; les cartes de couverture et votre hôte le savent, alors interrogez-nous sur la connexion de l’appartement avant de réserver un séjour de télétravail. Ce que la ville n’a pas, c’est un espace de coworking dédié. Les lieux de travail les plus proches sont des espaces aménagés dans des hôtels et auberges (l’auberge Arena Nest, à Puerto de Santiago, en tient un), avec du coworking en bonne et due forme à environ une demi-heure à Costa Adeje et une scène coworking-coliving à Los Cristianos. La plupart des télétravailleurs d’hiver, ici, travaillent simplement depuis l’appartement et prennent la promenade comme trajet domicile-bureau.

Ce que coûte la vie sur place

Le quotidien est plus doux que dans le nord de l’Europe : les Canaries appliquent une taxe locale de 7 % là où la péninsule pratique une TVA de 21 %, les enquêtes du secteur situent le menu du jour (menú del día) en semaine autour de 13 €, le moins cher d’Espagne, et les comparateurs participatifs donnent Londres environ 60 % plus chère que la capitale de Tenerife, hors loyer. Le loyer, justement, est le point dur. L’hiver est la pleine saison, l’offre de longue durée est rare, et la plupart des appartements d’une chambre du secteur Los Gigantes–Puerto de Santiago s’affichaient autour de 850–1 300 € par mois à la mi-2026, les agences préférant des baux de six mois et les séjours d’hiver plus courts étant tarifés comme des locations de vacances. Pas de solution miracle au-delà de réserver des mois à l’avance et de demander directement — nos propres appartements acceptent les longues réservations d’hiver, et nous préférons accueillir un même hôte toute une saison plutôt que jongler avec douze arrivées et départs.

Des logements sans chauffage

Environ neuf logements sur dix dans cette province n’ont aucun système de chauffage, parce que onze mois par an il ne servirait à rien — un fait qui surprend sincèrement les hivernants débutants. Les bâtiments sont conçus pour évacuer la chaleur, pas pour la retenir, si bien qu’un soir de janvier à 15 degrés, le salon peut sembler plus frais que le chiffre ne le laisse penser. Les solutions locales : un radiateur d’appoint, un plaid sur le canapé et une couche de plus après le coucher du soleil, plus l’acceptation de factures d’électricité plus élevées en hiver qu’en été. Emportez un pull de plus que ne le suggère la brochure ; vous le porterez sur la terrasse à dix heures du soir.

Prendre ses marques

Vous n’hivernerez pas seul : un peu plus de la moitié des résidents recensés de la commune sont nés à l’étranger (51,5 % dans les chiffres du recensement de 2024), et Los Gigantes est une enclave internationale depuis le tracé de la station dans les années 1960, avec un fil britannique ancien — une congrégation anglicane anglophone se réunit à l’église de la Plaza Bougainvillea et un Lions Club actif tient sa boutique de seconde main au profit de bonnes causes. Pour se donner un cadre, le complexe sportif municipal de Puerto de Santiago propose padel, tennis, salle de sport et cours de Pilates à des tarifs locaux ; des organisateurs de randonnées guidées, le plus souvent en anglais, opèrent tout l’hiver ; et la base sanitaire est à portée — un centre de santé public à Puerto de Santiago, des pharmacies avec rotation de garde, et les hôpitaux du sud à moins de quarante minutes (notre guide santé donne les détails). Les dernières précautions d’hiver sont dans notre guide météo : jours de houle, calima occasionnelle, fermetures ponctuelles de la route du Teide sous la neige. Rien de tout cela ne change l’arithmétique ; autant le savoir avant de vous engager pour une saison.

Photo: Diego Delso, delso.photo, CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), via Wikimedia Commons