Los Gigantes Vacation Rentals

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  • Conduire à Tenerife : ce que les visiteurs comprennent de travers, et comment bien s’y prendre

    Conduire à Tenerife : ce que les visiteurs comprennent de travers, et comment bien s’y prendre

    Une voiture est la clé qui ouvre cette île : le Teide, Masca, la côte nord et les villages tranquilles se trouvent tous au bout de routes que les bus desservent à peine. La conduite elle-même est plus facile que ne le suggèrent les photos d’épingles à cheveux, mais Tenerife a ses règles, ses habitudes et ses dangers propres, et quelques-uns ont changé récemment. Une bonne nouvelle pour commencer : le permis de conduire français est pleinement valable en Espagne, comme dans toute l’UE — rien à échanger, aucun permis international à prévoir pour un séjour. Tout ce qui suit vaut pour juillet 2026.

    Louer : le modèle canarien

    La bonne surprise, pour la plupart des visiteurs, c’est le modèle local de location. Les deux grands loueurs canariens, CICAR et Autoreisen, vendent des prix tout compris avec assurance tous risques sans franchise incluse — pas de caution bloquée sur votre carte au-delà du carburant, pas de vente forcée au comptoir — plus sièges enfants gratuits, second conducteur gratuit et kilométrage illimité. C’est un autre monde que la mécanique caution-franchise de certaines enseignes internationales, et c’est pourquoi les habitants les recommandent par réflexe. Deux remarques pratiques. Les boîtes automatiques restent minoritaires dans les flottes espagnoles : réservez tôt si vous en avez besoin (et dans les lacets, vous ne le regretterez pas). Et les enfants de moins de 135 cm doivent voyager à l’arrière dans un siège homologué — les loueurs prêtent les sièges gratuitement, mais c’est vous qui les installez.

    Les règles qui piègent les visiteurs

    • Les ronds-points sont le grand piège. En Espagne, on sort par la voie extérieure ; la voie intérieure ne sert qu’à circuler, et l’on se rabat avant sa sortie — on ne coupe jamais depuis le milieu. Attendez-vous à voir les conducteurs locaux boucler tout le tour par la voie extérieure : c’est la convention, pas de la mauvaise conduite.
    • Alcool : la limite est de 0,5 g/l de sang (0,25 mg/l d’air expiré), soit à peu près un petit verre — et exactement la limite française, à ceci près que les jeunes conducteurs sont ici à 0,3 g/l. Un plafond national plus strict revient régulièrement devant le Parlement ; la dernière tentative a été rejetée en mars 2026. Avec ces pentes, le plus simple est de ne rien boire du tout avant de prendre le volant.
    • Le simple fait de tenir un téléphone en main au volant coûte 200 € et six points.
    • La balise V-16 : depuis le 1er janvier 2026, les voitures immatriculées en Espagne — voitures de location comprises — doivent embarquer une balise d’urgence connectée V-16 à la place des triangles de présignalisation. Si vous venez avec votre propre voiture immatriculée en France, vous êtes exempté : vos triangles et votre gilet restent valables. Mais toute voiture de location est immatriculée en Espagne, et si la fournir est le travail du loueur, vérifier qu’elle est bien dans la boîte à gants au moment de prendre le véhicule est un réflexe de dix secondes qui vaut la peine.
    • Les cyclistes doivent être dépassés avec au moins 1,5 mètre d’écart et à vitesse réduite, en changeant complètement de voie pour doubler quand il y en a deux. Cette île entraîne des pelotons professionnels tout l’hiver : vous en croiserez sur les routes de montagne.
    • Vitesses par défaut — 120 sur autoroute, 90 sur route ouverte, 50 en agglomération et 30 dans les rues urbaines à voie unique. Des radars fixes veillent sur la TF-1 et la TF-5, et cinq de plus sont arrivés sur l’île en 2025. Les amendes suivent la voiture de location jusque chez vous : le loueur facture des frais de dossier et transmet vos coordonnées, et payer sous 20 jours réduit l’amende de moitié.

    Les routes de montagne sans drame

    La plus célèbre est la TF-436 vers Masca : des centaines de virages en 22 km, des sections trop étroites pour deux voitures, et des bus de ligne qui ont besoin de toute la largeur de chaque épingle. La technique, c’est la patience. Attendez dans un renfoncement quand vous voyez venir un car, suivez les gestes du chauffeur, et retenez la règle des passages étroits en pente : la voiture qui monte a la priorité, et celle qui descend recule jusqu’à l’aire de croisement. Prenez la plus petite voiture dans laquelle vous êtes à l’aise, partez tôt le matin, et plutôt que de faire demi-tour à Masca, continuez vers le nord jusqu’à Buenavista, où la route se calme. Un bref coup de klaxon avant les virages sans visibilité est une convention locale. Dans les longues descentes du Teide, passez un rapport bas et laissez le moteur retenir la voiture — rester sur la pédale de frein pendant 1 500 mètres de dénivelé, c’est ainsi que les freins finissent par lâcher. Et autour de chaque point de vue, attendez-vous au danger le plus prévisible de l’île : des voitures arrêtées en pleine route pour une photo.

    La météo sur la route

    Trois phénomènes locaux méritent d’être connus. Pendant une calima, la poussière saharienne réduit la visibilité : feux allumés, vitesse réduite, distances allongées. La ceinture de nuages se tient vers 600 à 1 200 mètres sur le versant nord, si bien que les routes vers le Teide par ce flanc traversent une couche de brouillard. Soleil en dessous, soleil au-dessus, cinquante mètres de visibilité entre les deux — c’est normal, c’est bref, et ce n’est pas une raison pour freiner brusquement. Et sous les rares fortes pluies, respectez les panneaux de route fermée dans les barrancos ; ces creux se remplissent vite. En hiver, la neige ferme parfois complètement les routes du Teide : consultez l’information routière du Cabildo ou composez le 012 avant de monter.

    Stationnement, carburant et l’intendance

    Le code couleur des bordures : blanc, gratuit ; bleu, normalement payant à l’horodateur (mais ici, dans la commune de Santiago del Teide, les places bleues sont gratuites et simplement limitées dans le temps — une particularité locale à savourer) ; jaune, stationnement interdit. Où que vous vous arrêtiez, départ de sentier ou point de vue, emportez tout et laissez la voiture visiblement vide, car les effractions visant les voitures de location reconnaissables sont une nuisance documentée sur les parkings fréquentés. Le carburant est l’une des bonnes affaires de l’île : environ un euro à 1,35 € le litre à la mi-2026, très en dessous des prix de la péninsule (et plus encore des prix français), les enseignes low cost et locales étant les moins chères et le sud globalement moins cher que le nord. Les petites stations rurales ont des horaires courts, alors ne partez pas vers le Teide ou le Teno sur la réserve : faites le plein à Tamaimo ou à Chío en chemin.

    Photo: Benjamín Núñez González, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), via Wikimedia Commons

  • Petit décodeur du menu canarien : des papas arrugadas au barraquito

    Petit décodeur du menu canarien : des papas arrugadas au barraquito

    La cuisine canarienne est une tradition à part entière — plus ancienne que le tourisme, façonnée par le sol volcanique, le poisson de l’Atlantique et un aliment de base préhispanique qui survit sur toutes les cartes. Les plats sont simples, généreux et bon marché ; la seule barrière est le vocabulaire. Voici le décodeur, confronté à ce que disent réellement les cartes autour de Los Gigantes.

    La sainte trinité : papas, mojo, gofio

    Les papas arrugadas, les « pommes de terre fripées », sont de petites pommes de terre bouillies dans une eau très salée jusqu’à ce que la peau se plisse et se givre de sel ; elles se mangent avec la peau. Si la carte précise papa bonita ou papa negra, c’est le signe de variétés anciennes issues de la première appellation d’origine espagnole consacrée à la pomme de terre, et la papa negra, à peau noire et à chair jaune d’œuf, est le choix des connaisseurs. Elles arrivent avec le mojo, les deux sauces de table : le rojo (poivron rouge et paprika, chaleureux et fumé — picón signale la version piquante) traditionnellement avec la viande, le verde (poivron vert et coriandre) avec le poisson, même si la plupart des cuisines apportent les deux et que personne ne surveille les accords. Le gofio est la chose la plus ancienne de la table : une farine de céréales grillées héritée des premiers habitants des îles. Vous le rencontrerez en escaldón (fouetté dans un bouillon chaud jusqu’à former une pâte salée, qu’on ramasse avec de l’oignon cru), pétri en rouleau à trancher (pella), ou incorporé à de la crème dans l’omniprésente mousse de gofio du dessert. Et l’almogrote, cette pâte corsée de fromage de chèvre affiné, d’ail et de piment, vient de La Gomera — l’île qui remplit votre horizon au coucher du soleil.

    Déchiffrer la carte des poissons

    Le cherne est le cernier : des filets épais, blancs, consistants, que les cartes traduisent parfois par « bar » (c’est meilleur). La vieja, le poisson-perroquet, est la favorite des habitants, le plus souvent simplement bouillie ou grillée, tandis que les chicharros sont de petits chinchards, bon marché et frits — le poisson qui a valu leur surnom aux natifs de Santa Cruz, les chicharreros. Sama et bocinegro sont des dorades locales, et les lapas des patelles, grillées coquille vers le haut avec du mojo verde et à manger dès qu’elles arrivent. Malgré son nom, le sancocho canario ne se présente pas en soupe mais en poisson salé poché avec pommes de terre et patate douce, accompagné de mojo et d’un pavé de gofio — le déjeuner classique du Vendredi saint. Côté cuissons : a la plancha signifie grillé à la plaque, frito frit, a la espalda ouvert à plat et fini à l’huile d’ail chaude, et a la sal cuit en croûte de sel.

    Côté viande, et deux faux amis célèbres

    Le conejo en salmorejo est un lapin mariné à l’ail, au paprika, aux herbes et au vinaigre de vin, frit puis mijoté — aucun rapport avec le salmorejo de Cordoue, la soupe froide de tomate que vous avez peut-être croisée en Andalousie. Costillas con piña est l’autre piège : ici, piña désigne l’épi de maïs, pas l’ananas — côtes de porc salées, pommes de terre et maïs, un classique des campagnes. La carne fiesta est du porc en dés dans la même marinade ail-paprika, frit et servi en tas, le goût de toutes les fêtes de village. Cherchez aussi les garbanzas (un ragoût de pois chiches et de porc), la ropa vieja canarienne (viande effilochée avec pois chiches et pommes de terre ; le plat cubain en descend), et le queso asado con mojo : fromage de chèvre saisi au gril, nappé de mojo et souvent de miel de palmier. Les fromages de chèvre fermiers de Tenerife sont excellents, précisons-le, même si les appellations fromagères protégées de l’archipel appartiennent toutes à d’autres îles.

    Douceurs et vin local

    Les cartes de desserts répètent une distribution fiable : le quesillo (le flan canarien ferme, au lait concentré), le bienmesabe (littéralement « que c’est bon » — une crème épaisse d’amandes et de miel, souvent servie sur une glace), le frangollo (un entremets de semoule de maïs aux raisins secs et aux amandes), le príncipe alberto (une mousse chocolat-amande de La Palma, baptisée, raconte-t-on, en l’honneur d’un prince de Monaco de passage), et à Noël les truchas, des chaussons en demi-lune fourrés à la patate douce ou à l’amande. Ceux à l’amande nous ramènent à notre vallée : Santiago del Teide est un pays d’amandiers, à son meilleur pendant la floraison de février. Côté vin, Tenerife compte à elle seule cinq appellations d’origine, et la locale est Ycoden-Daute-Isora, qui couvre le nord-ouest, Santiago del Teide compris — historiquement réputée pour ses blancs de Listán Blanco, tandis que le Listán Negro donne le rouge emblématique de l’île, léger et poivré, issu de vignes franches de pied que le phylloxéra n’a jamais atteintes. Finissez comme un habitué avec un barraquito : lait concentré, Licor 43, espresso et lait moussé en couches soignées, avec cannelle et zeste de citron (demandez-le sin licor avant de reprendre le volant), ou un verre de ron miel, le rhum au miel canarien qui apparaît sans qu’on le demande avec l’addition.

    La culture de la carte en cinq lignes

    • Le menú del día des jours de semaine (entrée, plat, dessert, pain et boisson à prix fixe) est la grande institution espagnole du déjeuner, et les enquêtes placent les Canaries parmi les régions les moins chères en la matière — autour de 13 € dans l’enquête professionnelle de 2025.
    • Une tapa est une soucoupe, une ración une assiette à partager ; une ración par personne autour de la table est l’arithmétique habituelle.
    • Le pain et le mojo qui arrivent sans qu’on les demande sont habituellement facturés, un euro environ par personne. Refusez-les si vous le souhaitez ; c’est un usage, pas une arnaque.
    • Le pourboire est détendu. Les habitants arrondissent ou laissent un euro ou deux, et dix pour cent est généreux partout.
    • Les guachinches — ces tables éphémères où une famille de vignerons sert son propre vin nouveau et un menu de trois plats — sont une institution du nord de l’île, ouvertes en gros du vin nouveau de fin novembre jusqu’à son épuisement au printemps. Le nom se galvaude près des stations ; le vrai guachinche demande de rouler vers le nord, et cela vaut le trajet.

    Photo: Tamorlan, CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), via Wikimedia Commons

  • Cyclisme sur route depuis Los Gigantes : s’entraîner là où roulent les pros

    Cyclisme sur route depuis Los Gigantes : s’entraîner là où roulent les pros

    Chaque hiver, pendant que les Alpes sont sous la neige, une part notable du peloton professionnel emménage dans un hôtel à 2 152 mètres, à l’intérieur du parc national du Teide. La Team Sky y a amené Chris Froome avant le Tour 2015 ; Visma y a programmé les stages d’altitude de Vingegaard ; début 2026, Remco Evenepoel est venu pour un stage d’après-course et a trouvé le Parador si réservé par les équipes que la sienne a pris un appartement (en mars, la presse locale s’est amusée à le raconter brièvement bloqué par la neige). La raison est simple : nulle part ailleurs en Europe on ne trouve à la fois un climat hivernal stable, des routes vides et une ascension continue de la mer à plus de 2 000 mètres. Et la façon la plus tranquille de gravir le volcan part de notre côté de l’île.

    La route de Chío : le Teide des connaisseurs

    Depuis le port de Los Gigantes, la montée vers le rebord de la caldeira via Chío mesure environ 37 à 40 km pour 1 700 à 2 100 m de dénivelé selon l’endroit où l’on arrête de compter — du niveau de la mer au point haut de la TF-38, au-dessus de 2 000 m, à 5–6 % réguliers, sur un bon bitume fait de longues lignes droites et presque sans épingle. Les sites de cols la classent hors catégorie, et les chroniqueurs cyclistes tiennent l’approche ouest pour la plus calme des quatre routes qui montent, exactement ce qu’il faut pour un effort de quatre heures. Le Teide depuis la côte compte parmi les plus longues ascensions routières d’Europe, toutes faces confondues — l’approche complète depuis Santa Cruz est largement citée comme la plus longue du continent. La logistique fait partie du défi : remplissez les deux bidons à Chío (le Bar Parada est l’arrêt des coureurs), car il n’y a pratiquement rien d’autre avant la caldeira.

    Masca et les boucles de moyenne montagne

    L’autre nom célèbre est Masca — courte et brutale là où Chío est longue et régulière. Depuis le versant de Buenavista, comptez environ 5 km à 10 % de moyenne avec des rampes au-delà de 16 % ; la sortie du village lui-même est le kilométrage le plus dur de l’île, sur une route étroite partagée avec les cars (roulez-y tôt). La boucle complète depuis la côte — montée par Santiago del Teide, descente par Masca, retour par Buenavista — fait environ 74 km pour plus de 2 100 m de dénivelé, et c’est pour beaucoup de visiteurs la sortie du séjour. Des journées plus douces existent aussi. La montée vers Santiago del Teide depuis Tamaimo est un échauffement régulier et répertorié, et le col d’Erjos (environ 1 100 m) ouvre un beau circuit vers la côte nord et retour.

    Des vélos sans la valise de transport

    Inutile de faire voyager votre propre machine. KUDO Rent, à Puerto de Santiago (autant dire au pied de votre porte), loue des vélos de route en carbone du Shimano 105 au Di2, plus des gravels et des routes électriques, avec livraison à votre appartement la veille au soir et fichiers d’itinéraires offerts ; ses avis sont très majoritairement positifs. Les flottes établies de la côte sud livrent aussi jusqu’ici : Free Motion publie des tarifs route carbone d’environ 21 à 42 € par jour (davantage pour les machines de course haut de gamme) et des routes électriques à 36–55 €, et Bike Point Tenerife exploite une flotte route réputée depuis Las Américas. Ces tarifs sont ceux publiés en juillet 2026 — réservez plusieurs jours à l’avance pendant la saison d’entraînement hivernale, quand les bons vélos partent comme les chambres du Parador.

    Les règles et les vrais risques

    La loi espagnole est plus favorable aux cyclistes que la plupart : les conducteurs doivent laisser au moins 1,5 mètre et ralentir pour dépasser, quitte à franchir une ligne continue si nécessaire. En contrepartie, le casque est obligatoire sur les routes interurbaines — c’est-à-dire toutes les routes de cet article —, plus éclairage et élément réfléchissant dans l’obscurité, pas d’écouteurs dans les deux oreilles, et la limite d’alcoolémie vaut aussi à deux roues. Les vrais dangers sont météorologiques. Comptez une route du sommet plus froide de 10 à 15 °C que la côte, davantage avec le vent, et une bande de nuages entre 1 000 et 1 800 m capable de frôler zéro en hiver. Emportez manchettes et coupe-vent pour la demi-heure de descente même quand le port affiche 24 °C, et renoncez aux gros efforts les jours de calima, quand l’air se charge de poussière saharienne. Gardez enfin de la lucidité pour le retour : ce sont 35 km de descente, et les virages exigent de l’attention tout du long.

    Rouler avec un dossard

    Si l’expérience course vous tente, la cyclosportive Vuelta al Teide, chaque mois de mai, transforme les montées de l’île en journée chronométrée — l’édition 2026 a réuni plus d’un millier de coureurs venus de 32 pays sur un parcours de 182 km et 4 600 m de dénivelé, avec des options plus courtes de 86 km et 64 km pour les raisonnables (dates sur vteide.com). Les courses professionnelles ont été plus rares qu’on ne le croirait : la Vuelta a España n’est passée par Tenerife qu’une seule fois, en 1988, et le Teide n’a jamais accueilli d’arrivée au sommet d’un grand tour — même si le gouvernement insulaire continue de déposer sa candidature pour changer cela. D’ici là, la montagne appartient à qui la grimpe, et dans le calme du matin, sur la route de Chío, ce sera surtout vous, les pins et, de temps à autre, un train WorldTour de passage.

    Photo: dronepicr, CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), via Wikimedia Commons

  • Los Gigantes à mobilité réduite : un guide réaliste

    Los Gigantes à mobilité réduite : un guide réaliste

    Los Gigantes est construit à flanc de colline escarpée, et tout guide qui passe ce fait sous silence dessert ses lecteurs : les voyageurs en fauteuil roulant qui ont décrit la ville comptent ses rues hautes parmi les plus difficiles de toutes les stations de Tenerife. Mais les mêmes témoignages soulignent ce que la carte postale cache. Au niveau de la mer existe une micro-station de plain-pied vraiment agréable réunissant marina, promenade, restaurants et piscine, et la côte alentour offre des plages accessibles correctement équipées. La différence entre une semaine frustrante et une semaine réussie tient surtout à la préparation. Les détails ci-dessous correspondent à nos recherches de juillet 2026.

    Lire le terrain

    Voyez la ville comme deux niveaux. Le niveau de la marina est la bonne nouvelle : le port, sa rangée de restaurants, la promenade et le complexe de piscines d’eau de mer Oasis (qui a ajouté une rampe lors de sa rénovation) se rejoignent sans montée, et le Poblado Marinero se trouve à la même hauteur — plat, mais ses ruelles sont pavées, ce qui secoue les roues. Tout ce qui se trouve au-dessus pose problème : le quadrillage résidentiel grimpe selon des pentes que les contributeurs du forum de la ville décrivent comme difficiles même à pied, avec des trottoirs étroits et des bordures hautes par endroits. La règle pratique : rester en bas ou organiser un transport porte-à-porte, et considérer la côte entre les deux niveaux comme une course en taxi, pas comme une promenade. La station de taxis locale se trouve Calle Flor de Pascua (+34 922 861 627), avec des voitures standard. Des taxis adaptés équipés d’une rampe desservent le secteur depuis les communes voisines ; le plus proche est basé à Guía de Isora (686 227 755, selon l’annuaire du tourisme accessible du Cabildo) et se réserve à l’avance plutôt que de se héler dans la rue.

    Plages : là où la mer est réellement atteignable

    La plage de la ville, Playa de los Guíos, dispose d’une rampe de descente et de bancs en haut, mais au-delà, c’est un sable noir mou et brûlant, semé de zones rocheuses, sans fauteuil amphibie — mieux vaut l’admirer que s’y aventurer en fauteuil. À deux kilomètres le long de la côte, Playa de la Arena fait nettement mieux : places de stationnement réservées, caillebotis fixes en bois jusque sur le sable, zone de toilettes et de douche adaptées, et un service d’aide à la baignade annoncé autour de la mi-journée (confirmez les horaires auprès de la mairie — cette information n’a pas été vérifiée de façon indépendante). L’option correctement équipée se trouve à dix minutes plus loin sur la côte, à Playa La Jaquita, à Alcalá : accès par la promenade, sanitaires adaptés et un lève-personne pour entrer dans la mer, régulièrement citée comme la référence accessible de cette côte. Plus au sud, Playa de las Vistas, à Los Cristianos, assure le service complet — plateformes et fauteuils amphibies encadrés par la Croix-Rouge, toute l’année. Les célèbres piscines naturelles, précisons-le, supposent partout des marches et de l’escalade de blocs et ne sont pas accessibles.

    Des sorties qui fonctionnent vraiment

    La meilleure sortie de plain-pied du secteur est le Paseo Marítimo goudronné qui relie Puerto de Santiago et Playa de la Arena, avec la mer d’un côté, les falaises devant et des cafés en chemin. Pour observer les cétacés avec embarquement garanti en fauteuil roulant, Atlantic Eco Experience, à Puerto Colón (à environ 40 minutes), exploite un bateau réellement sans obstacle — les fauteuils électriques restent à bord — et un bateau adapté à Los Cristianos descend les personnes en fauteuil dans la mer sur une plateforme hydraulique. Certains bateaux de Los Gigantes acceptent les fauteuils pliants ; renseignez-vous aux kiosques de la marina sur les modalités d’embarquement avant de réserver.

    En voiture, le Mirador Archipenque, juste au-dessus de la ville sur la route d’arrivée, dispose d’un grand parking et d’une terrasse de café avec le panorama complet des falaises. Les avis divergent sur l’accès aux plateformes inférieures, alors téléphonez avant (+34 922 862 951) si ce point compte pour vous. Pour les excursions à la journée, le Loro Parque jouit d’une solide réputation en matière d’accessibilité, avec des allées planes, des toilettes adaptées et des fauteuils à louer. Le Siam Park présente un tableau plus mitigé : l’entrée est accessible et des fauteuils se louent, mais l’implantation à flanc de colline place la plupart des toboggans derrière des allées pentues, si bien que le niveau piscine à vagues et rivière lente constitue le programme réaliste.

    Matériel, stationnement et petites lignes

    Les pharmacies locales vendent des aides à la marche mais ne louent ni fauteuils roulants ni scooters ; plusieurs entreprises de l’île comblent le vide en livrant scooters électriques et fauteuils roulants à votre porte à Los Gigantes — Mobility Equipment Hire Direct et The Mobility Network incluent tous deux la ville dans leur zone de couverture, et des boutiques de Los Cristianos livrent jusqu’ici moyennant supplément. Les cartes européennes de stationnement pour personnes handicapées, dont la CMI stationnement française, sont valables dans toute l’Espagne, Canaries comprises : affichez la vôtre clairement, et sachez que tout usage abusif entraîne des amendes. Les restaurants du niveau de la marina forment l’ensemble le plus plat de la ville, mais l’entrée sans marche varie d’un établissement à l’autre, et un coup de téléphone rapide vaut mieux qu’un déplacement pour rien, ici plus qu’ailleurs. La remarque qui prime sur toutes les autres concerne les immeubles eux-mêmes. Ils diffèrent énormément en matière d’ascenseurs et de marches d’entrée : vérifiez donc les détails d’accessibilité de toute annonce d’appartement, les nôtres comprises, et interrogez-nous directement avant de réserver ; si un logement ne peut pas vous convenir, nous vous le dirons.

    Photo: G.Lanting, CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0), via Wikimedia Commons

  • Sur l’eau sans permis : kayaks, paddles et bateaux depuis Los Gigantes

    Sur l’eau sans permis : kayaks, paddles et bateaux depuis Los Gigantes

    La meilleure vue sur les falaises de Los Gigantes est depuis l’eau, en levant les yeux. Nul besoin d’un billet d’observation des baleines ni d’un brevet de skipper pour l’obtenir : la marina et la plage voisine servent de point de départ à des kayaks guidés, des paddles, des petits bateaux à piloter soi-même et de sérieux charters de pêche, le tout à quelques minutes de la paroi. Les prix et règles ci-dessous sont ceux publiés en juillet 2026 ; l’une de ces règles change cet automne, alors lisez la section sur la location de bateaux avant de planifier un prochain séjour.

    Pagayer sous les géants

    La sortie signature est un parcours guidé en kayak le long du pied des falaises vers la baie de Masca. Los Gigantes Blue, basé à la marina, emmène les pagayeurs à l’aller en bateau et guide le retour à la pagaie — environ deux heures, 35 € par adulte et 15 € par enfant à partir de six ans, matériel de snorkeling, gilets de sauvetage et bateau d’assistance compris. Teno Activo propose une sortie kayak et snorkeling similaire avec guides multilingues et bateau de sécurité, autour de 25–35 € selon la formule. Si vous préférez partir sans guide, Nautilos SUP, au Poblado Marinero, loue paddles, kayaks et matériel de snorkeling à l’heure — à réserver aux matinées calmes et aux pagayeurs sûrs d’eux, avec mise à l’eau depuis la plage plutôt que par la passe du port, très fréquentée par les bateaux d’excursion. Tous les opérateurs guidés modifient l’itinéraire ou annulent quand la houle monte, et c’est tant mieux.

    Votre propre bateau, sans permis — pour l’instant

    La loi espagnole permet aux adultes de sortir un petit bateau sans aucune qualification : bateaux à moteur jusqu’à cinq mètres et 15 ch (voiliers jusqu’à six mètres), de jour, en restant à moins de deux milles nautiques du point de départ. À la marina de Los Gigantes, cela se traduit par une journée en autonomie le long des falaises. AD Boat Rental, par exemple, loue des bateaux sans permis pour six personnes au plus à partir de 220 € par bateau, assurance et carburant de base compris, caution de 150 €, briefing inclus, au ponton 6. Deux remarques sur les petites lignes. D’abord, le rayon légal de deux milles signifie les falaises et retour, pas la Punta de Teno — quoi qu’en suggère la carte d’une annonce. Ensuite, et c’est plus important, une réforme de décembre 2025 (décret royal 1188/2025) retire les bateaux de location de l’exemption de permis à compter du 1er octobre 2026. Cet été, la location sans permis reste légale comme toujours ; à partir de cet automne, les locataires devront détenir au minimum le titre nautique espagnol de base, et les opérateurs devraient s’adapter avec des formations courtes ou des formules avec skipper — posez la question au moment de réserver.

    Avec skipper, à la voile ou à la pêche

    Vous préférez être passager ? Le voilier de Los Gigantes Blue emmène des groupes privés pour trois heures à 630 €, vend des sorties partagées de trois heures à 75 € par personne, et propose une sortie en bateau à moteur en petit groupe (douze au maximum) à 30 € pour une heure et demie. Les plateformes de location affichent un éventail de bateaux avec skipper au départ de la marina, sur une large gamme de prix. Côté pêche, TAMBO Fishing exploite un bateau de pêche sportive de dix mètres depuis la marina, en sorties partagées ou privées (les avis mentionnent de sérieux thons obèses), et Fish ’N Chips, à cinq minutes, affiche une note de 4,7 sur 34 avis sur FishingBooker, avec des sorties privées à partir de 320 € pour six personnes au plus. Le marlin bleu passe en gros de juin à octobre, et le thon rouge pendant l’hiver et le printemps ; cela varie selon le bateau, alors demandez au capitaine ce qui mord vraiment. Il y a aussi des jet-skis — Los Gigantes Blue affiche l’heure à 130 € — mais ils sont entièrement exclus de l’exemption de permis : la location en solo exige un titre espagnol, raison pour laquelle l’option courante est le safari guidé, dont plusieurs remontent jusqu’à ces falaises depuis Puerto Colón.

    Les règles de ce plan d’eau

    Tout ce littoral fait partie de l’aire marine protégée Teno-Rasca, où résident globicéphales et dauphins, et les règles sur les cétacés s’imposent aux kayaks et aux bateaux de location exactement comme à la flotte d’excursion : ne jamais approcher à moins de 60 mètres, ne jamais poursuivre les animaux, leur couper la route, les nourrir ni nager avec eux, et s’ils font surface près de vous, arrêtez-vous et laissez-les décider. Sur un paddle, cette rencontre est un privilège ; traitez-la comme tel et elle reste légale. Vis-à-vis des gens, la courtoisie est tout aussi simple — restez à l’écart des zones de baignade balisées, passez au large des plages, empruntez les chenaux marqués et avancez au ralenti dans le port. Les gilets de sauvetage sont fournis avec chaque location et chaque sortie guidée ; portez-les.

    Choisir son moment

    Un seul schéma gouverne tout ici : matinées calmes, après-midis agités. Les falaises abritent cette côte des alizés, mais une brise locale se lève vers midi et met du clapot sur l’eau, alors réservez paddles et bateaux sans skipper sur les premiers créneaux de la journée. L’été offre les mers d’huile les plus fiables ; l’hiver apporte parfois une houle d’ouest qui ferme le passage vers Masca et annule des sorties. Les opérateurs décident le jour même, donc consultez la prévision de vent le matin même avant de descendre à la marina.

    Photo: dronepicr, CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), via Wikimedia Commons

  • Hiverner à Los Gigantes : le guide du long séjour

    Hiverner à Los Gigantes : le guide du long séjour

    Il existe une espèce de visiteur que les Canaries accueillent depuis des générations : l’hivernant, qui arrive en novembre et repart quand les amandiers défleurissent. Los Gigantes lui convient particulièrement bien — petit, résidentiel, chaud et tranquille, avec assez de choses à faire pour remplir trois mois sans une seule visite de parc d’attractions. Ce guide couvre le côté pratique d’un séjour d’hiver d’un à six mois, des formalités au haut débit, tel que documenté en juillet 2026.

    L’arithmétique du soleil d’hiver

    De décembre à mars, cette côte tourne à 21–23 °C le jour, avec des nuits autour de 15 °C, six à sept heures de soleil quotidien et une mer qui ne descend jamais sous 18–19 °C environ. C’est frisquet pour un long bain, mais très correct pour nager, et les centres de plongée travaillent tout l’hiver sans interruption. Les bateaux d’observation des baleines sortent de la marina chaque jour de l’hiver, la saison de randonnée est à son meilleur, et février apporte la floraison des amandiers dans la vallée et le Carnaval dans toute l’île. Une attente à régler correctement : l’hiver est la haute saison des Canaries. Les restaurants restent ouverts, la promenade est animée, et rien ne ferme pour l’intersaison, parce qu’il n’y a pas d’intersaison. L’horloge aide aussi. Les Canaries ont une heure de retard sur la France : une journée de télétravail calée sur les horaires de Paris se termine donc une heure plus tôt à la montre locale, avec encore du soleil devant soi.

    Les formalités, vues de France

    Pour un citoyen français, la partie administrative est vite réglée : jusqu’à trois mois, il n’y a rien à demander ni à déclarer — une carte d’identité ou un passeport en cours de validité suffit, comme partout dans l’Union. Au-delà de trois mois de résidence effective, les citoyens de l’UE qui s’installent en Espagne se présentent en personne pour obtenir le certificat d’enregistrement, avec son numéro NIE ; un hivernage pendant lequel vous conservez votre résidence en France est toutefois une situation différente d’un déménagement, et la limite entre les deux dépend de votre cas — si votre séjour s’allonge, renseignez-vous auprès des administrations concernées. L’Espagne propose bien un visa de nomade numérique, mais il concerne les ressortissants hors UE. Pour un salarié français en télétravail, les points généralement cités sont ailleurs : un accord écrit de l’employeur avant le départ, le certificat A1 demandé via l’URSSAF pour la couverture sociale dans l’UE, et le seuil espagnol des 183 jours au-delà duquel se pose la question de la résidence fiscale — vérifiez avec votre employeur et un fiscaliste.

    Travailler face aux falaises

    La connectivité a cessé d’être un souci il y a des années : la fibre a atteint Los Gigantes et Puerto de Santiago en 2017–2018, les données officielles de mi-2025 donnent la fibre en classe gigabit à plus de neuf logements sur dix à Tenerife, et la 5G couvre la ville. Savoir si un immeuble précis est raccordé est une autre affaire ; les cartes de couverture et votre hôte le savent, alors interrogez-nous sur la connexion de l’appartement avant de réserver un séjour de télétravail. Ce que la ville n’a pas, c’est un espace de coworking dédié. Les lieux de travail les plus proches sont des espaces aménagés dans des hôtels et auberges (l’auberge Arena Nest, à Puerto de Santiago, en tient un), avec du coworking en bonne et due forme à environ une demi-heure à Costa Adeje et une scène coworking-coliving à Los Cristianos. La plupart des télétravailleurs d’hiver, ici, travaillent simplement depuis l’appartement et prennent la promenade comme trajet domicile-bureau.

    Ce que coûte la vie sur place

    Le quotidien est plus doux que dans le nord de l’Europe : les Canaries appliquent une taxe locale de 7 % là où la péninsule pratique une TVA de 21 %, les enquêtes du secteur situent le menu du jour (menú del día) en semaine autour de 13 €, le moins cher d’Espagne, et les comparateurs participatifs donnent Londres environ 60 % plus chère que la capitale de Tenerife, hors loyer. Le loyer, justement, est le point dur. L’hiver est la pleine saison, l’offre de longue durée est rare, et la plupart des appartements d’une chambre du secteur Los Gigantes–Puerto de Santiago s’affichaient autour de 850–1 300 € par mois à la mi-2026, les agences préférant des baux de six mois et les séjours d’hiver plus courts étant tarifés comme des locations de vacances. Pas de solution miracle au-delà de réserver des mois à l’avance et de demander directement — nos propres appartements acceptent les longues réservations d’hiver, et nous préférons accueillir un même hôte toute une saison plutôt que jongler avec douze arrivées et départs.

    Des logements sans chauffage

    Environ neuf logements sur dix dans cette province n’ont aucun système de chauffage, parce que onze mois par an il ne servirait à rien — un fait qui surprend sincèrement les hivernants débutants. Les bâtiments sont conçus pour évacuer la chaleur, pas pour la retenir, si bien qu’un soir de janvier à 15 degrés, le salon peut sembler plus frais que le chiffre ne le laisse penser. Les solutions locales : un radiateur d’appoint, un plaid sur le canapé et une couche de plus après le coucher du soleil, plus l’acceptation de factures d’électricité plus élevées en hiver qu’en été. Emportez un pull de plus que ne le suggère la brochure ; vous le porterez sur la terrasse à dix heures du soir.

    Prendre ses marques

    Vous n’hivernerez pas seul : un peu plus de la moitié des résidents recensés de la commune sont nés à l’étranger (51,5 % dans les chiffres du recensement de 2024), et Los Gigantes est une enclave internationale depuis le tracé de la station dans les années 1960, avec un fil britannique ancien — une congrégation anglicane anglophone se réunit à l’église de la Plaza Bougainvillea et un Lions Club actif tient sa boutique de seconde main au profit de bonnes causes. Pour se donner un cadre, le complexe sportif municipal de Puerto de Santiago propose padel, tennis, salle de sport et cours de Pilates à des tarifs locaux ; des organisateurs de randonnées guidées, le plus souvent en anglais, opèrent tout l’hiver ; et la base sanitaire est à portée — un centre de santé public à Puerto de Santiago, des pharmacies avec rotation de garde, et les hôpitaux du sud à moins de quarante minutes (notre guide santé donne les détails). Les dernières précautions d’hiver sont dans notre guide météo : jours de houle, calima occasionnelle, fermetures ponctuelles de la route du Teide sous la neige. Rien de tout cela ne change l’arithmétique ; autant le savoir avant de vous engager pour une saison.

    Photo: Diego Delso, delso.photo, CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), via Wikimedia Commons

  • Les amandiers en fleurs à Santiago del Teide : le spectacle discret de février

    Les amandiers en fleurs à Santiago del Teide : le spectacle discret de février

    À vingt minutes de route de Los Gigantes, à 900 mètres d’altitude, le village de Santiago del Teide passe l’essentiel de l’année dans une agréable discrétion. Puis, quelque part entre fin janvier et mi-mars, des milliers d’amandiers s’ouvrent en même temps dans toute la vallée — floraison rose et blanche sur des terrasses de roche volcanique noire — et le village accueille l’une des petites traditions les plus photogéniques de Tenerife. Elle tombe précisément en basse saison, quand vols et séjours coûtent le moins cher, ce qui en fait l’une des meilleures raisons de l’île pour réserver une semaine d’hiver.

    Quand les arbres entrent en scène

    La floraison court de fin janvier à début mars, avec un pic en février, mais la fenêtre exacte varie selon les températures et les pluies de chaque hiver, et une semaine de vent peut emporter les pétales avant l’heure. Les différents coins de la vallée ne fleurissent pas non plus au même moment, ce qui allonge la saison pour les visiteurs. Le réflexe fiable : téléphoner ou passer à l’office de tourisme du village, face à l’église (+34 922 86 03 48), et demander où en est la floraison avant de monter.

    Le sentier de la floraison

    La classique Ruta del Almendro en Flor part de la place de l’église de Santiago del Teide et chemine par El Molledo et Las Manchas vers Arguayo, le village des potiers : environ huit à neuf kilomètres de sentier bien balisé sur des terrasses agricoles et d’anciennes coulées de lave, difficulté modérée, trois à quatre heures. Une boucle plus courte par Valle de Arriba se fait en trois heures et demie environ ; l’aller simple complet jusqu’à Arguayo convient à ceux qui acceptent de revenir en bus (l’office de tourisme tient les horaires à disposition). Garez-vous près de la place, emportez de l’eau et une protection solaire — l’ombre est rare — et préférez la semaine si vous voulez les sentiers pour vous : les groupes guidés et les marchés se concentrent tous le week-end.

    La campagne de février

    Le village en fait un mois entier. La Campaña Almendro en Flor (la 29e édition s’est tenue du 24 janvier au 22 février 2026) accompagne la floraison de randonnées guidées le samedi — longue, courte, familiale, et même un itinéraire « amoureux » pour la Saint-Valentin et un parcours accessible pour les seniors — plus des marchés agro-artisanaux le week-end sur la place, de 9 h à 18 h, des soirées folkloriques et des ateliers autour, par exemple, des truchas traditionnelles (petits chaussons sucrés) et des cocktails à l’amande. Les randonnées guidées se réservent à l’avance auprès du service culturel de la mairie, et les places sont limitées. En parallèle, une Gastro-Ruta engage restaurants et cafés du village à servir menus, tapas et petits-déjeuners autour de l’amande ; dix ont participé en 2026, de La Casona del Patio jusqu’au café d’Arguayo. Une douzaine de boutiques proposent des douceurs aux amandes pendant la campagne : almendrados, tourte à l’amande, petits feuilletés pour quelques euros. La 30e édition devrait se tenir de fin janvier à fin février 2027 — vérifiez sur santiagodelteide.es le moment venu.

    Pourquoi des amandiers, et pourquoi la roche noire

    Les deux moitiés de la carte postale ont des histoires distinctes. Les amandiers sont arrivés par l’économie : quand le commerce canarien de la cochenille s’est effondré à la fin du XIXe siècle, les agriculteurs de la vallée se sont tournés vers l’amandier, et la récolte a fait vivre des générations. Le décor noir est venu plus tard. Le 18 novembre 1909, le volcan Chinyero, juste au-dessus de la vallée, a produit la plus récente éruption de Tenerife — dix jours de lave qui n’ont fait aucune victime, mais ont laissé le jeune malpaís sombre sur lequel la floraison s’ouvre aujourd’hui. Un oratoire au bord du chemin, à Los Baldíos, marque encore l’endroit où les habitants se sont rassemblés pour prier à l’approche de la coulée ; ils attribuent son arrêt à la prière.

    Faites-en une journée

    La floraison est la tête d’affiche, mais la vallée remplit une journée sans effort. Un sentier balisé relie la place du village au circuit qui fait le tour du volcan de 1909 lui-même, environ 8 km et à peu près trois heures depuis la place, entre pins et lave brute. Au bout du grand itinéraire de la floraison, le centre de poterie Cha Domitila, à Arguayo, entretient la tradition préhispanique du modelage à la main ; l’entrée est gratuite, fermeture le lundi.

    Février est le seul mois où les cuisines de la vallée rivalisent autour de l’amande, mais hors Gastro-Ruta, les restaurants du village autour de la place valent déjà le déplacement. Pour les photos, venez tôt, quand la lumière est basse et l’air le plus limpide, et cadrez la floraison sur la lave sombre plutôt que sur le ciel.

    Photo: Elimedina, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), via Wikimedia Commons

  • Fiestas autour de Los Gigantes : le calendrier local

    Fiestas autour de Los Gigantes : le calendrier local

    La vie des villages espagnols suit encore son calendrier de fiestas, et la commune de Santiago del Teide (Los Gigantes compris) en tient un bien rempli. Les dates exactes bougent un peu chaque année et les programmes complets ne paraissent en général qu’une à deux semaines avant, si bien que ce guide explique comment chaque célébration se déroule et où vérifier les dates en cours : le site de la mairie (santiagodelteide.es) et sa page Facebook publient les programmes officiels, lagenda.org les agrège jour par jour, et webtenerife.com couvre en anglais les grands événements de l’île.

    Juillet : la Vierge prend la mer

    Celle qu’il faut prévoir, ce sont les Fiestas del Carmen de Puerto de Santiago, dix jours de célébration à la mi-juillet en l’honneur de la patronne des gens de mer ; en 2026, elles se sont tenues du 10 au 19 juillet. Le rythme se répète chaque année : procession dans les rues et feux d’artifice autour de la fête de la Vierge, le 16 juillet, messe face à la mer sur la jetée, soirées d’orchestres, puis le final — l’embarcación, quand l’image de la Vierge monte à bord d’un bateau et longe la côte devant Los Gigantes, Alcalá et Playa San Juan, escortée d’une flottille d’embarcations locales, avant le retour au quai en paella et en musique. Le parcours passe juste sous les falaises, ce qui fait de Los Gigantes même l’un des meilleurs postes d’observation de l’île. Les jours de procession, rejoignez le port à pied plutôt qu’en voiture ; attendez-vous à des routes fermées et à des parkings pleins.

    Le calendrier des villages

    • Fin janvier–février : l’Almendro en Flor, la campagne d’un mois autour des amandiers en fleurs dans le village de Santiago del Teide, avec randonnées guidées, marchés et gastronomie de l’amande. Nous lui consacrons un guide à part.
    • Fin février–début mars arrive le Carnaval de Los Gigantes, le petit carnaval de la station, avec galas à thème et animations de rue (l’édition 2026 a couru de fin février au 8 mars). Un cousin plus tranquille du géant de Santa Cruz évoqué plus bas.
    • En mai, la Rogativa de Valle de Arriba, marche votive vieille de plusieurs siècles, porte le Cristo del Valle jusqu’à l’oratoire de Los Baldíos, avec messe en plein air et repas partagé. La presse locale décrit une commune à l’arrêt ce jour-là.
    • Fin juillet — les saints patrons se suivent. Le village de Santiago del Teide fête Santiago Apóstol (saint Jacques) autour du 25 juillet — pèlerins accueillis à la chapelle à flanc de colline, soirée folklorique avec paella commune, bannière municipale promenée à midi —, et Tamaimo enchaîne avec Santa Ana (sainte Anne) autour du 26, réputée pour ses processions et ses feux d’artifice sérieux.
    • Mi-août : le village des potiers d’Arguayo honore la Virgen de Candelaria avec processions et soirées en plein air.
    • Mi-novembre — la commémoration du Chinyero : la commune marque l’anniversaire de la dernière éruption de Tenerife (18 novembre 1909) par des conférences, une randonnée guidée sur la lave et une procession rappelant comment les villageois portèrent leurs saints vers la coulée qui avançait — et qui s’arrêta.

    Celles qui valent la route

    Quatre événements à l’échelle de l’île récompensent une journée d’excursion. Le Carnaval de Santa Cruz, souvent décrit comme le plus grand du monde après Rio, remplit la capitale pendant des semaines en fin d’hiver ; le carnaval de rue est gratuit et sans billet, les galas se réservent, et la semaine de rue 2027 est déjà fixée du 19 au 28 février, à environ une heure et quart de route. La Fête-Dieu (Corpus Christi) de La Orotava — fête mobile, en général fin mai ou juin — tapisse les rues de la vieille ville de pétales de fleurs et de sables volcaniques colorés ; le tapis de la place de la mairie justifie à lui seul le voyage. La Romería de San Roque de Garachico, le 16 août, à une demi-heure le long de la côte, est une fête déclarée d’intérêt touristique national où le saint voyage en partie en bateau. Et les 29 et 30 novembre, Icod de los Vinos ferme ses rues les plus pentues pour les Tablas de San Andrés, quand les habitants dévalent la pente sur des planches de bois cirées pendant qu’on ouvre le vin de l’année et qu’on grille des châtaignes — à regarder de préférence à la nuit tombée, un gobelet de vin de pays à la main.

    Un mot pour ceux qui ont le sommeil léger

    Les fiestas canariennes sont pyrotechniques par conviction. Les grands jours de fête apportent des feux d’artifice vers minuit, les orchestres de bal jouent jusque tard dans la nuit, et certains programmes prévoient une tournée de réveil à l’aube, tambours compris. Si votre séjour recoupe les dates du Carmen à la mi-juillet à Puerto de Santiago, prenez-le comme une partie de l’expérience, ou demandez-nous lequel des appartements se trouve le plus loin de l’animation. Et la nuit des feux de joie, ici, c’est le 23 juin, la San Juan, quand les plages de toute l’île s’embrasent pour marquer le solstice d’été.

    Photo: Joslumefe, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), via Wikimedia Commons

  • Observer les baleines depuis Los Gigantes : des globicéphales résidents à votre porte

    Observer les baleines depuis Los Gigantes : des globicéphales résidents à votre porte

    La plupart des destinations d’observation des baleines vous vendent une fenêtre de migration : venez le bon mois ou ne voyez rien. Los Gigantes vend quelque chose de plus rare : des résidents. Globicéphales tropicaux et grands dauphins vivent toute l’année dans le bras de mer entre Tenerife et La Gomera, l’une des rares populations résidentes de globicéphales connues au monde. Les eaux qu’ils occupent, la Franja Marina Teno-Rasca, ont été certifiées en janvier 2021 premier Whale Heritage Site d’Europe par la World Cetacean Alliance (certaines brochures parlent d’un label UNESCO ; ce n’en est pas un). Et les bateaux partent du port, en bas de la colline. Les détails ci-dessous sont ceux publiés en juillet 2026.

    Qui vit au large

    Combien de globicéphales habitent le bras de mer ? Cela dépend de qui vous interrogez : les opérateurs parlent généralement de quelques centaines, tandis que l’estimation scientifique la plus rigoureuse, une étude par photo-identification du sud-ouest de Tenerife, situe le chiffre quelque part entre 600 et 1 200 animaux environ. Dans tous les cas, des groupes familiaux de ces chasseurs luisants à la tête ronde se reposent en surface le jour, entre deux descentes nocturnes profondes en quête de calmars ; c’est exactement ce qui les rend si faciles à observer. Les grands dauphins patrouillent les mêmes eaux. L’hiver ajoute de la variété : les cachalots passent au-dessus des fosses profondes de décembre à avril environ, le rorqual de Bryde est la baleine à fanons la plus souvent vue, et rorquals communs, dauphins tachetés, voire une orque de passage apparaissent en bonus, observés de temps à autre mais jamais promis.

    Choisir son bateau

    La flotte du port couvre tous les goûts, et les prix ci-dessous sont les tarifs publiés par les opérateurs en juillet 2026. Le Flipper Uno, le « bateau pirate » en bois, est le chouchou des familles : la sortie de deux heures coûte 33 € par adulte et 23 € par enfant, boissons comprises, la version de trois heures 40 €/25 € avec paella à bord et une pause baignade dans la baie de Masca. Le Nashira Uno, un catamaran à moteur doté de deux coques vitrées pour l’observation sous-marine, part à 11:00 (trois heures, 40 €/25 € avec repas via les agences de réservation) et à 14:00 (deux heures) ; les coques vitrées plaisent à coup sûr aux enfants. À l’autre bout du spectre, le Picarus Sailing Club exploite un catamaran à voile limité à neuf passagers, avec cuisine préparée à bord et moteur coupé dès que le vent s’y prête : ce qui se rapproche le plus d’une dérive silencieuse parmi les groupes de cétacés ; tarifs sur demande. Les sorties se réservent en ligne, aux kiosques du port pour les départs du jour même, ou via les plateformes habituelles. En juillet, en août et autour de Noël, réservez un jour ou deux à l’avance.

    À quoi s’attendre sur l’eau

    Parce que les baleines sont résidentes, les opérateurs annoncent des taux d’observation supérieurs à quatre-vingt-dix pour cent, et la plupart des jours tiennent la promesse. Mais ce sont des animaux sauvages dans un grand océan : des sorties bredouilles arrivent, et une compagnie qui promet une garantie écrite vend de la chance météo. Le matin est en général le meilleur pari, avec une mer plus calme, une lumière plus douce et moins de vent, tandis que l’après-midi se creuse à mesure que la brise forcit. L’hiver apporte la plus grande variété d’espèces et la plus forte probabilité de sortie annulée, à parts à peu près égales. Si vous êtes sujet au mal de mer, prenez le comprimé avant d’embarquer plutôt qu’après la première houle, choisissez le bateau le plus grand et le plus stable, évitez le petit-déjeuner copieux et gardez les yeux sur l’horizon.

    Les règles qui les gardent sauvages

    La loi espagnole (décret royal 1727/2007) trace une zone de protection mobile autour de chaque baleine et de chaque dauphin : les bateaux ne peuvent pas s’approcher délibérément à moins de 60 mètres, doivent passer au point mort si les animaux s’approchent d’eux-mêmes, ne peuvent rester avec un groupe qu’une demi-heure environ au maximum, et ne doivent jamais nourrir, toucher, poursuivre les animaux ni nager avec eux ; des touristes ont été verbalisés pour cela pas plus tard qu’à l’automne 2025, lors d’une campagne de contrôle très médiatisée. Votre meilleur levier en tant que visiteur : choisir un bateau qui arbore le pavillon jaune Barco Azul (« bateau bleu »), la marque d’autorisation du gouvernement des Canaries pour l’observation des cétacés ; tous les opérateurs cités plus haut le portent. Les habitués de Los Gigantes sont aussi assez petits pour éviter les problèmes d’encombrement des méga-catamarans plus au sud. Si vous trouvez un jour un animal échoué ou blessé, appelez le 112.

    Notes pratiques

    • Emportez crème solaire et chapeau (la réverbération sur l’eau double la dose), une couche coupe-vent même en été, maillot et serviette si votre sortie prévoit une baignade, et un appareil photo avec une dragonne.
    • Les enfants s’en sortent bien sur les catamarans ; les bébés voyagent gratuitement sur la plupart des bateaux. Si vous êtes enceinte ou à mobilité réduite, interrogez l’opérateur avant de réserver, car les règles varient selon le bateau et l’état de la mer.
    • Se garer près du port est la partie la plus difficile de la sortie, alors arrivez en avance : voyez nos conseils de stationnement dans le guide d’accès, et comptez une demi-heure.
    • Avec des jumelles et de la patience, les souffles des globicéphales se voient parfois depuis la côte elle-même par temps calme. Le bateau reste mieux.

    Photo: Cayambe, CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), via Wikimedia Commons

  • Le parc national du Teide depuis Los Gigantes : la montée par l’ouest

    Le parc national du Teide depuis Los Gigantes : la montée par l’ouest

    Depuis Los Gigantes, le Teide relève moins de l’excursion que du trajet quotidien : environ 52 km et une heure dix de route, l’essentiel sur la TF-38, la plus tranquille et la mieux revêtue des quatre routes qui entrent dans le parc national ; elle grimpe à travers la pinède, puis sur les laves nues de l’éruption de 1798. Vous quittez la côte en tenue de plage et descendez de voiture à 2 000 mètres, dans l’air de la montagne. Quelques chiffres ont changé récemment, donc tout ce qui suit est à jour de juillet 2026.

    La route, et où s’arrêter

    L’itinéraire suit Los Gigantes → Tamaimo (TF-454) → TF-82 après Chío, puis la TF-38 jusqu’au carrefour de Boca Tauce, à l’intérieur de la caldeira. Faites le plein à Tamaimo ou à Chío : il n’y a plus de carburant au-delà, et aucun dans le parc. Pauses qui valent le coup à la montée : le Mirador de Chío pour la vue en arrière sur la vallée de Santiago del Teide jusqu’à la mer, le Mirador de Samara (départ d’une belle boucle sur cendres noires parmi les pins) et le point de vue des Narices del Teide, face aux bouches de l’éruption de 1798. Il n’existe pas de bus public praticable depuis ce côté de l’île (le bus du parc part une fois par jour de Costa Adeje) : ce sera donc votre voiture ou une excursion organisée ; plusieurs circuits en car prennent en charge à Los Gigantes et Puerto de Santiago certains jours.

    Le téléphérique

    Le téléphérique monte de 2 356 m à La Rambleta, à 3 555 m, en huit minutes. L’aller-retour coûte 42 € par adulte et 21 € par enfant (3–13 ans) sur le site officiel, volcanoteide.com. Réservez en ligne, pour le prix et parce que les créneaux du milieu de journée partent vite. Les horaires sont saisonniers, avec dernières montées en milieu ou fin d’après-midi et fermeture repoussée l’été ; la cabine s’arrête par vent fort et par neige, alors consultez la page « Teide Today » le matin même, les billets étant remboursables ou reportables en cas de fermeture. De la gare supérieure, deux sentiers courts et gratuits mènent aux points de vue de Pico Viejo et de La Fortaleza, sans permis, et la vue par-dessus la caldeira jusqu’à La Gomera et Grande Canarie est la carte postale que tout le monde est venu chercher. Le téléphérique est interdit aux enfants de moins de trois ans, aux femmes enceintes et aux personnes cardiaques : l’altitude est bien réelle.

    Le sommet coûte désormais 15 € et affiche complet

    Les 163 derniers mètres de dénivelé entre La Rambleta et le bord du cratère (le sentier Telesforo Bravo) ont toujours exigé un permis ; depuis le 19 janvier 2026, ce permis est aussi payant : 15 € pour la plupart des visiteurs, 6 € pour les résidents des autres îles Canaries, gratuit pour les résidents de Tenerife et les moins de 14 ans. Seules 300 personnes par jour sont admises, en quatre créneaux de deux heures, à réserver sur tenerifeon.es ; de nouvelles dates sont mises en ligne tous les lundis à 07:00, heure des Canaries, pour les 28 jours suivants, et les créneaux de haute saison partent en quelques minutes. Les permis sont nominatifs (le personnel contrôle les pièces d’identité à l’entrée du sentier) et non remboursables, sauf quand la météo ferme la montagne. Le sentier de montée de Montaña Blanca est désormais lui aussi soumis à redevance en journée, et le refuge d’Altavista reste fermé : l’ancienne nuit en refuge pour un sommet à l’aube sans permis n’est plus une option à ce jour. Beaucoup de guides décrivent encore le permis comme gratuit ; ils ne sont plus à jour.

    Le meilleur du parc sans permis

    • La boucle des Roques de García est la balade courte emblématique du parc : 3,5 km, environ deux heures, autour des tours de roche (dont le Roque Cinchado, connu pour avoir figuré sur les anciens billets de mille pesetas) depuis le parking de La Ruleta. Allez-y tôt ou tard ; le parking se remplit dès le milieu de matinée.
    • L’Alto de Guajara (2 718 m), troisième sommet de l’île et la meilleure vue frontale sur le Teide, accessible à pied depuis le fond de la caldeira. Une vraie demi-journée de randonnée, sans permis ni redevance.
    • Le circuit de Samara parcourt le champ volcanique occidental, le plus proche de Los Gigantes : une boucle facile sur cendres et laves aux vues immenses, directement depuis la TF-38.
    • Les points de vue de La Rambleta, inclus avec tout billet de téléphérique, comme indiqué plus haut.

    Altitude, froid et la règle des plongeurs

    À 3 555 m, l’air contient environ quarante pour cent d’oxygène en moins que la côte, et cela se sent : attendez-vous à être essoufflé sur la moindre pente, buvez de l’eau, laissez l’alcool de côté et redescendez si un mal de tête s’installe. Prévoyez une température inférieure de quelque 10–15 °C à celle de la côte, refroidissement dû au vent en plus (des valeurs négatives avec neige sont normales en hiver), et rappelez-vous que les UV en altitude sont féroces même quand l’air semble frais. Une règle compte particulièrement dans une ville de plongée comme la nôtre : monter au Teide équivaut à monter en altitude, donc après la plongée sous-marine, appliquez les mêmes délais qu’avant un vol — au moins 12 heures après une plongée unique, 18 après plusieurs jours consécutifs, davantage après des plongées avec décompression. Le téléphérique se moque que vous vous sentiez bien. En hiver, consultez l’information routière du Cabildo ou composez le 012 avant de partir : la TF-21 et la TF-38 ferment pour neige et verglas, parfois plusieurs jours après une tempête.

    Restez pour les étoiles

    Le parc est certifié Destination touristique Starlight depuis 2014, avec certains des ciels nocturnes les plus purs d’Europe ; l’observatoire installé sur la crête voisine n’est pas là par hasard. La formule organisée est une sortie coucher de soleil et étoiles avec télescopes et guides certifiés (la version de l’exploitant du téléphérique tourne autour de 70 € par adulte ; plusieurs indépendants vendent des soirées comparables à partir de 35 € environ, vérifiez les prix au moment de réserver). La version à faire soi-même est gratuite. Montez après la tombée de la nuit, garez-vous sur une aire balisée comme celle des Minas de San José, ou arrêtez-vous au Mirador de Samara sur le chemin du retour, et laissez vingt minutes à vos yeux. Visez les jours autour de la nouvelle lune si la Voie lactée est le but ; la pleine lune, elle, argente les champs de lave, et c’est un spectacle en soi.

    Photo: Puusterke, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), via Wikimedia Commons

  • Une journée à La Gomera depuis Los Gigantes

    Une journée à La Gomera depuis Los Gigantes

    L’île derrière laquelle vous regardez le soleil se coucher chaque soir est plus proche qu’elle n’en a l’air. Depuis Los Gigantes, comptez trente-cinq minutes le long de la côte jusqu’au port de Los Cristianos, puis cinquante minutes de ferry à travers le bras de mer jusqu’à San Sebastián de La Gomera. La traversée passe en plein dans les eaux du premier Whale Heritage Site d’Europe : prenez place sur le pont et guettez les globicéphales en chemin. Voici le mode d’emploi de la journée, horaires et prix vérifiés en juillet 2026 ; les deux changent avec la saison, reconfirmez donc pour votre date.

    Les ferries

    Deux compagnies, Fred. Olsen Express et Naviera Armas, assurent à elles deux jusqu’à huit traversées rapides par jour. En semaine, le schéma praticable est un départ à 09:15–09:30 et un retour par les dernières traversées de 17:00–17:30, ce qui vous laisse six heures et demie à sept heures à terre ; le dimanche allonge la journée, avec des derniers retours vers 20:00–20:30. L’aller-retour piéton coûte environ 85–90 € ; embarquer une voiture ajoute très grossièrement 50–150 € par trajet selon la date et la demande. Réservez à l’avance en été et arrivez en avance : les files d’embarquement peuvent être lentes. Une anecdote pour la traversée : le Benchijigua Express de Fred. Olsen était, à sa livraison, le plus grand ferry trimaran jamais construit, et le dessin de coque des navires de guerre américains de la classe Independence en descend. Vous faites la navette sur de l’architecture navale.

    Voiture, car ou à pied

    Pour voir la forêt, il vous faut des roues. L’option la plus simple est de louer sur La Gomera : CICAR a des agences au port de San Sebastián, mais la flotte affiche réellement complet en haute saison, alors réservez la voiture en même temps que le ferry. Faire traverser votre voiture de location de Tenerife n’est possible qu’avec la bonne compagnie : CICAR l’autorise avec préavis ; avec les autres, partez du principe que non, sauf confirmation écrite. L’alternative zéro effort est l’excursion organisée d’une journée depuis Tenerife (autour de 100–115 € avec ferry, car, guide, déjeuner et démonstration de sifflement), mais les prises en charge se concentrent sur les stations du sud : vérifiez si Los Gigantes est desservi, ou conduisez vous-même jusqu’au port. Et si vous préférez ne rien planifier du tout, San Sebastián à elle seule remplit une demi-journée tranquille à pied.

    Une journée, une boucle : n’essayez pas de tout voir

    Les distances de La Gomera trompent : les routes serpentent dans les ravins et 25 km peuvent prendre cinquante minutes, donc une seule journée permet une boucle, bien faite. La version classique grimpe la GM-2 jusqu’au point de vue de la Degollada de Peraza, marque une pause sous le monolithe du Roque de Agando, puis entre dans le parc national de Garajonay, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986, qui préserve la plus belle laurisylve subsistante au monde, vestige vert des forêts subtropicales qui couvraient le sud de l’Europe il y a des millions d’années. Marchez le court sentier du sommet jusqu’à l’Alto de Garajonay (1 487 m, point culminant de l’île) ou la boucle facile de la Laguna Grande, où un restaurant attend sous les arbres, puis redescendez en lacets pour le bateau du soir. La boucle de rechange part vers le nord : la vieille ville d’Agulo, la passerelle de verre du Mirador de Abrante, suspendue 200 mètres au-dessus du village, et le centre d’accueil de Juego de Bolas. Valle Gran Rey, la fameuse vallée de l’ouest, est ce qu’il faut garder pour un autre voyage : elle se trouve à l’autre bout de l’île et engloutit la journée entière en route.

    L’île qui siffle

    Le silbo gomero, la langue sifflée de l’île, transforme des phrases espagnoles entières en sifflements qui portent à des kilomètres à travers les ravins ; l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine culturel immatériel en 2009, et chaque enfant de l’île l’apprend à l’école depuis 1999, un sauvetage que peu de langues menacées connaissent. Les endroits fiables pour l’entendre sont le Mirador de Abrante et le Restaurante Las Rosas près d’Agulo, où des siffleurs font la démonstration pendant le déjeuner. Les deux établissements travaillent beaucoup avec les groupes : les visiteurs indépendants ont intérêt à téléphoner avant, ou à demander les horaires en arrivant.

    San Sebastián à pied

    La petite capitale porte son histoire avec légèreté. Ce fut la dernière escale de Christophe Colomb : sa flotte a appareillé d’ici le 6 septembre 1492 vers l’inconnu, et la ville se présente depuis comme l’Isla Colombina. La Torre del Conde (années 1450) est la plus ancienne fortification conservée des Canaries ; la Casa de Colón, où le navigateur aurait logé, abrite une petite exposition ; et le puits de l’ancienne douane porte une plaque assurée selon laquelle « avec cette eau fut baptisée l’Amérique », de la tradition plus que de la preuve d’archives, et c’est très bien ainsi. Terminez à la Playa de la Cueva, la plage de la ville près du port, avec le Teide qui remplit l’horizon de l’autre côté de l’eau. La vue justifie à elle seule le billet.

    Goûtez, puis emportez

    Deux saveurs appartiennent en propre à l’île. L’almogrote est une pâte corsée à tartiner, à base de fromage de chèvre affiné, de poivron et d’ail : commandez-le sur du pain grillé dans n’importe quel bar, puis achetez des pots artisanaux au marché de San Sebastián avant le bateau du soir. Le miel de palma n’est pas du miel mais de la sève de palmier réduite en un sirop sombre et fumé ; versez-en sur un fromage ou un dessert et vous voudrez une bouteille pour la maison. Les deux voyagent bien en bagage cabine pour retraverser le bras de mer.

    Notes pratiques

    Emportez une couche chaude, parce que les sommets baignent dans le nuage des alizés, et cette brume fraîche est précisément ce qui arrose la laurisylve ; côtes ensoleillées et hauteurs dans le brouillard le même jour, c’est la norme. Faites le plein à San Sebastián avant de monter, car les stations sont rares à l’intérieur et la plupart ferment le dimanche, et téléchargez des cartes hors ligne plutôt que de compter sur le réseau dans les barrancos.

    Une dernière note d’horaire. Rater le dernier ferry signifie une nuit sur l’île, agréable mais imprévue. Prévoyez une heure de marge ; le retour au port prend toujours plus longtemps que ne le dit la carte.

    Photo: Bybbisch94, Christian Gebhardt, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), via Wikimedia Commons

  • La météo à Los Gigantes, mois par mois : quand venir

    La météo à Los Gigantes, mois par mois : quand venir

    D’abord, une précision que la plupart des pages météo passent sous silence : Los Gigantes n’a pas de station météo officielle. Beaucoup de sites servent discrètement les chiffres de la commune de Santiago del Teide (dont le bourg principal, perché à 935 mètres, est réellement frais et humide en hiver), et c’est ainsi qu’Internet finit par annoncer des maximales de 13 °C en janvier pour une côte où vous déjeunerez dehors en T-shirt. Les chiffres ci-dessous proviennent de la station comparable la plus proche sur la même côte sous le vent, l’aéroport de Tenerife Sud (normales climatiques AEMET), complétés par des températures de la mer recoupées, et ils correspondent à ce que nos hôtes vivent réellement ici, à jour de juillet 2026.

    Pourquoi ce coin reste au soleil

    La météo de Tenerife est une histoire de deux côtes. Les alizés arrivent du nord-est chargés d’humidité atlantique, empilent leurs nuages contre les pentes nord de l’île et laissent le sud et l’ouest au soleil, derrière les montagnes. Los Gigantes se trouve sous le vent du Teide comme du massif de Teno : à l’abri du vent dominant, sur la côte qui prend le soleil pendant que le nord reçoit la « mer de nuages ». Parler du meilleur microclimat de l’île, comme aiment le faire les brochures, est un superlatif que personne ne peut arbitrer (la côte sud est tout aussi ensoleillée), mais « l’un des coins les plus ensoleillés et les plus abrités de Tenerife » décrit simplement ce que fait la géographie. L’abri ne vaut toutefois que contre le vent de nord-est : les houles d’hiver arrivent de l’ouest et du nord-ouest, et celles-là atteignent bien cette côte ; nous y revenons plus bas.

    Les chiffres, mois par mois

    MoisJour / nuit °CMer °CJours de pluieSoleil h/jour
    Janvier21–22 / 1520~26–7
    Février22 / 1519–20~27
    Mars23 / 15–1619~27
    Avril23 / 1619–20~17
    Mai24 / 1720–21<18
    Juin25 / 1921–22~08–9
    Juillet27–28 / 2022–23~09–10
    Août28–29 / 2123<19–10
    Septembre28 / 2124~17
    Octobre27 / 2023–24~27
    Novembre25 / 1822–23~26
    Décembre23 / 16–1721~3–46

    Les températures de l’air et les jours de pluie sont les normales AEMET mesurées à l’aéroport de Tenerife Sud, la station la plus proche sur la même côte sèche sous le vent ; la côte ici s’en écarte d’un ou deux degrés au plus. Au total, comptez environ 132 mm de pluie sur l’année — près de cinq fois moins qu’à Paris (autour de 634 mm par an, avec quelque 110 jours de pluie contre une vingtaine ici). La mer, elle, ne descend jamais sous les 19 °C environ, avec un pic de septembre à octobre. Il n’y a pas un mois où l’on ne puisse nager, faire de la plongée ou déjeuner en terrasse.

    Ce que la brochure ne vous dira pas

    La calima. Quelques fois par an, le plus souvent entre janvier et mars, les alizés faiblissent et un air saharien chaud et poussiéreux glisse sur les îles : ciel voilé, températures en hausse, visibilité en baisse. Un épisode type dure trois à cinq jours, et ce sont les calimas d’été qui poussent le thermomètre au-delà de 30 °C. Si vous avez de l’asthme ou une autre affection respiratoire, prévoyez des journées à l’intérieur quand un épisode s’installe ; la poussière est un irritant documenté.

    La houle d’hiver. De novembre à février environ, les tempêtes atlantiques envoient de grosses vagues sur les côtes ouest et nord. En novembre 2025, trois personnes sont mortes à Tenerife quand des vagues de quatre mètres ont balayé des rivages exposés, et les tempêtes suivantes ont apporté des alertes maximales, avec des mers annoncées entre cinq et sept mètres. Les jours de forte houle, des sorties en bateau peuvent être annulées, les piscines naturelles ferment et les plages hissent le drapeau rouge ; le bord de l’eau, ces jours-là, n’est pas un endroit pour une photo. Regarder l’Atlantique marteler les falaises depuis une terrasse sûre, en revanche, c’est le théâtre de l’hiver.

    La pluie, en bref. Novembre et décembre sont les mois « humides », avec deux à quatre jours de pluie chacun ; un front atlantique peut condamner une journée, parfois trois. Cela passe, et les terrasses se remplissent à nouveau.

    Les bonus de l’hiver

    Les coups de froid là-haut sur le Teide deviennent des cartes postales ici en bas : la neige du sommet se voit depuis la côte, palmiers au premier plan. Décembre 2025 a apporté au volcan ses plus fortes chutes de neige depuis environ neuf ans, au point que le Cabildo a mis en place des navettes. Si vous montez la toucher, gardez de la souplesse : les routes d’accès et le téléphérique ferment pendant et après les chutes. L’autre spectacle de janvier-février est plus doux : les amandiers autour du village de Santiago del Teide, à vingt minutes en montant depuis la côte, fleurissent de fin janvier à début mars, avec un sentier balisé de 9 km entre l’église du village et Arguayo, et une fête chaque année en février. C’est la plus jolie raison de basse saison d’être ici, précisément quand vols et séjours coûtent le moins.

    Affluence et prix

    Les Canaries inversent le calendrier méditerranéen : le soleil d’hiver est le grand classique, si bien que la période de décembre à mars tourne à plein, avec des tarifs majorés à Noël et au Nouvel An, en février et pendant la semaine de Pâques. Les vacances d’hiver françaises s’étalent sur quatre semaines, de début février à début mars selon les zones A, B et C, et se superposent à la saison du Carnaval ; février est donc rarement calme. Juillet et août amènent les foules des grandes vacances, espagnoles comme françaises, et la fin octobre ajoute le petit pic de la Toussaint. Les fenêtres tranquilles et avantageuses courent d’après Pâques à la mi-juin, puis de la mi-septembre à début décembre. Les sources du secteur situent l’hébergement de moyenne saison nettement sous les tarifs de pointe, et le tableau ci-dessus montre le peu que vous sacrifiez : une journée de mai ici, c’est 24 °C sans pluie.

    Ce que chaque saison implique pour vos projets

    Les sorties baleines et dauphins ont lieu toute l’année, parce que les globicéphales sont résidents et non migrateurs, même si certains départs sont annulés les jours de forte houle en hiver. La randonnée est à son meilleur au printemps et en automne, dans une chaleur douce plutôt qu’écrasante, quand les collines reverdissent après les pluies d’hiver ; notez que les gorges de Masca se réservent à l’avance, n’ouvrent que du vendredi au dimanche et ferment sans préavis en cas d’alerte pluie ou vent. Baignade et snorkeling culminent d’août à octobre, quand la mer est la plus calme et à son maximum de 23–24 °C.

    Le Teide est splendide sous la neige d’hiver, mais prévoyez une journée de repli, car routes et téléphérique ferment par gros temps. Et février mérite une mention à part : amandiers en fleurs, Carnaval sur l’île, variété de cétacés à son pic d’hiver, et des prix de moyenne saison dès que vous évitez les semaines de vacances les plus chargées.

    Il n’y a pas de mauvais mois ici. L’hiver ressemble à un printemps, l’été est sec et tempéré par l’océan, et le pire que l’année réserve à cette côte tient en une semaine voilée de poussière du désert et quelques journées théâtrales de houle atlantique. Le tout presque sans décalage horaire : les Canaries ont une heure de moins que la France. Choisissez votre mois selon ce que vous comptez faire ; le soleil, comme le montre le tableau ci-dessus, est presque une constante.

    Photo: dronepicr, CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0), via Wikimedia Commons